Moment de vérité pour le dollar australien


L’une des monnaies les plus intéressantes de l’univers des changes est le dollar australien (AUD), qui fluctue en fonction d’une multitude de facteurs internes et externes. Il a récemment rebondi du niveau de 0,55 par rapport au dollar à l’actuel 0,65, un rebond impressionnant de mille pips.

Avant d’interpréter le tableau ci-dessus, voici quelques éléments fondamentaux à prendre en compte, quant à ce qui alimente le récent rallye AUDUSD.

Facteurs fondamentaux du rallye de l’AUD

Pour commencer, considérons le marché chinois.

L’Australie est un grand exportateur vers l’économie chinoise, en particulier de matières premières. Pendant des décennies, la Chine a été (et est toujours) le moteur de la croissance mondiale. Au fur et à mesure de l’essor de son économie, la demande de matières premières en provenance de la Chine a servi d’indicateur des perspectives de croissance mondiale.

La récente crise sanitaire a entraîné un déclin de l’activité économique chinoise, ce qui a fait souffrir le dollar australien. À la mi-mars, la Chine a commencé à rouvrir et l’activité économique s’est également redressée. Les investisseurs, avec leur attitude prospective, ont commencé à charger le dollar australien.

Ensuite, le différentiel de taux d’intérêt entre les deux monnaies, le dollar australien et le dollar américain, n’a pas vraiment favorisé le dollar australien. Jusqu’en mars, le taux des fonds fédéraux de la…



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Y a-t-il plus de valeur sur les marchés américains ou émergents?


Avant la publication du rapport sur les salaires non agricoles (NFP) plus tard dans la journée, le marché boursier américain est positionné pour des fluctuations potentielles plus importantes, ce qui inquiète beaucoup de monde en raison de la crise actuelle. Au moment où cet article est écrit, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a grimpé à plus de 24100, récupérant la majeure partie de la baisse causée par la crise pandémique. 

Les investisseurs tiennent traditionnellement compte de mesures telles que les ratios C/B (ratios cours/bénéfices) ou les flux de trésorerie actualisés (DCF) avant d’investir dans une entreprise, mais il semble qu’ils aient été ignorés récemment. Les entreprises du FANG (Facebook, Amazon, Netflix, Google) se négocient actuellement à des multiples de leurs bénéfices. Que ce soit aveuglément ou non, les investisseurs croient aux opportunités à long terme qu’ils pourraient créer, comme on l’a vu lors de la dernière crise, où ces entreprises se sont considérablement redressées.

Une nouvelle bulle technologique ?

La dernière fois que le ratio croissance/valeur de l’indice Russell a atteint de tels niveaux, c’était pendant la bulle Internet. Également connue sous le nom de bulle technologique à la fin des années 90, elle a entraîné une correction majeure des premières entreprises Internet, conduisant à la faillite ou à la quasi-faillite de beaucoup d’entre elles. Par exemple, le tout puissant…



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Nasdaq Composite : Un rapport fédéral sur l’emploi désastreux, un peu moins toutefois qu’attendu


(BFM Bourse) – Point d’orgue statistique de la semaine, le rapport NFP (Non Farm Payroll) sur l’emploi américain (données fédérales) sont naturellement catastrophiques pour le mois d’avril, avec une économie restée sous cloche, mais les chiffres publiés ressortent à des niveaux moins abyssaux que ne laissaient augurer les différents consensus. La sanction est toutefois percutante: la barre des 20 millions de postes détruits dans le secteur privé (hors agriculture) a été franchie, et le taux de chômage, attendu en flambée à 16%, est ressorti à 14.7% de la population active, dans un pays qui baignait dans le plein emploi avant la pandémie de Covid-19.

« En avril, le taux de chômage a augmenté de 10,3 points de pourcentage pour atteindre 14,7%. C’est le taux le plus élevé et la plus forte augmentation au cours du mois de l’histoire de la série (les données désaisonnalisées sont valables depuis janvier 1948). Le nombre de chômeurs a augmenté de 15,9 millions pour atteindre 23,1 millions en avril », indique le US Bureau of Labor Statistics. « Les fortes augmentations de ces indicateurs reflètent les effets de la pandémie de coronavirus et les efforts pour la contenir », explique sans surprise le Bureau.

Etonnamment, le niveau des salaires horaires moyens a bondi de 4.7% (contre un consensus à 0.5%). « En avril, la rémunération horaire moyenne de tous les employés salariés non agricoles a augmenté de 1,34 $ pour…



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L’euro au tapis face au franc suisse, la BNS défend le seuil des 1,05


SUJETS ÉVOQUÉS DANS CETTE ANALYSE DE LA PAIRE EUR/CHF

  • La BNS se trouve actuellement dans une impasse
  • EUR/CHF : A proximité d’un niveau clé en données hebdomadaires
  • La paire évolue dans un biseau descendant

La BNS se trouve actuellement dans une impasse

Face à un marché retrouvant de l’appétit pour le risque tandis que le déconfinement se profile en Europe, l’euro ne parvient toujours pas à décoller et continue d’évoluer proche de ses plus bas annuels. La BNS semble être dans une impasse pour contenir l’appréciation du franc suisse, malgré les différents instruments à sa disposition pour limiter la chute de taux de change.

Pour rappel, la Banque nationale suisse est indépendante et sa politique vise à assurer la stabilité des prix. Néanmoins, les mesures prises par la BNS pour atténuer les effets de la crise du Covid-19 sont efficaces, mais ne suffiront pas à assurer la stabilité des prix.

Certains spécialistes évoquent la mise en place d’un nouveau taux plancher afin de rendre les importations plus chères, ce qui aurait un effet positif sur l’évolution des prix du marché intérieur. Officieusement, la BNS défend déjà un taux de change minimal de 1,05 franc pour 1 euro.

Pour finir, l’EUR/CHF est aussi corrélé avec la croissance de la zone euro, l’indice des PMI manufacturier représentant la confiance des entreprises permet de mesurer cette corrélation. Ainsi, lorsque l’indice évolue au-dessus de 50, la…



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Le taux de chômage américain met en évidence une nouvelle incertitude économique


Depuis le début de la crise sanitaire due aux coronavirus, les investisseurs sont inondés de données économiques négatives. D’une certaine manière, on ne peut pas s’attendre à une croissance économique lorsque des personnes perdent leur emploi et que des entreprises ferment. Hier, les États-Unis ont révélé que trois millions de personnes supplémentaires ont demandé des allocations de chômage la semaine suivante – et les demandes continuent d’augmenter également.

Malheureusement, il n’y a pas que les États-Unis. Dans la zone euro, les projections du PIB pour l’année en cours ont de nouveau été revues à la baisse. D’une estimation initiale de -5,5% pour 2020, la nouvelle révision à la baisse indique -10,1%. Cependant, l’année 2021 semble optimiste, le PIB ayant été révisé à la hausse à 7,5 %. Mais il y a une mise en garde : de nombreuses variables concernant le coronavirus restent inconnues.

Par exemple, à ce stade, la révision ne tient pas compte d’une deuxième ou d’une troisième vague d’infections, ni du temps qu’il faudra pour que les économies soient aussi pleinement fonctionnelles qu’auparavant. Les marchés prennent donc les données avec un grain de sel.

Quelqu’un se prépare au pire

Les banques sont toujours en première ligne en cas de crise économique. Elles connaissent la valeur de leurs “bilans” et la proportion de PNP (prêts non productifs) qu’elles détiennent.

À en juger par les…



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La course à l’expansion du bilan se poursuit


La décision de la Cour constitutionnelle allemande a dicté la plupart des actions de prix de cette semaine dans l’univers des changes en disant que certains programmes d’achat d’actifs (APP) de la BCE étaient “illégaux”. En termes simples, l’assouplissement quantitatif (c’est-à-dire l’achat par une banque centrale d’obligations émises par son propre gouvernement) est allé trop loin, et la BCE agit en dehors de son mandat.

Les Européens disposent d’un moyen intéressant pour lutter contre une crise. Au lendemain de la grande crise financière de 2008, la crise souveraine de la zone euro a commencé. Alors que d’autres régions du monde entamaient le long chemin vers la reprise économique, l’Europe s’enfonçait rapidement sous la pression des écarts de crédit élevés.  Principalement en raison de l’incapacité de ses économies à assurer le service de la dette.

Il a fallu un certain temps pour que les marchés retrouvent la confiance dans la zone euro. Les mots du désormais célèbre Mario Draghi, “tout ce qu’il faut” pour soutenir l’euro, ont mis fin à la crise souveraine. Pourtant, elle aurait pu être évitée.

On pourrait dire la même chose de cette nouvelle crise.

Toutes les grandes banques centrales élargissent leur bilan

L’assouplissement quantitatif est devenu un outil de politique monétaire entre les mains des banquiers centraux du monde entier. De plus, il est passé de l’achat d’obligations d’État…



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Cac 40 : La Bourse de Paris conserve son optimisme avant l’emploi américain



(BFM Bourse) – Le marché parisien accentue vendredi son rebond de la veille, dans l’attente du premier rapport mensuel sur l’emploi US prenant en compte la totalité de la période de confinement. Dans un marché largement déserté pour cause de 8 mai, le CAC grignote près de 1% supplémentaire à 13h.

Les indices européens profitent « de la clôture des marchés américains euphorisés par la réouverture progressive de l’économie (américaine et mondiale) et le passage en territoire positif (depuis le début de l’année) du Nasdaq » pour démarrer la dernière séance de la semaine dans le vert, comme le souligne John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud. À 12h25, le CAC 40 affiche une progression de 0,94%, au lendemain d’un rebond de 1,54%, ce qui lui permet de reconquérir le seuil des 4.500 points, à 4.544,12 points. En ce jour férié, l’activité est néanmoins drastiquement réduite, seulement 430 millions d’euros ayant changé de mains à 12h30.

« La nervosité pourrait cependant monter d’un cran avant les chiffres de l’emploi américain d’avril qui devraient montrer une nette détérioration », ajoute John Plassard, qui s’étonne que les marchés soient en train de se distancier socialement de la réalité économique. « Qu’importe la réalité économique, pourvu qu’on ait l’ivresse des marchés », en adaptant quelque peu la célèbre citation d’Alfred de Musset, on pourrait…



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Tendance verte toujours forte, attention à la fin de séance américaine


Les marchés financiers ont encore progressé cette nuit. Tous les indices futures sont dans le vert de plus de 1%.

Tous les indices ont passé des niveaux clés :

24000 sur le Dow Jones

9000 sur le Nasdaq

10750 sur le dax

4500 sur le Cac 40

etc.

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Good Morning Trading Bourse

La tendance semble haussière notamment avec un indice comme le Nasdaq qui s’autorise un break out en pleine nuit…

Il faudra cependant se méfier de la dernière demi heure américaine qui pourra être violente.

Le Good Morning Trading vous en dira bien plus

Une petite vidéo d’appel à la prudence le samedi
Je vous souhaite un excellent week-end,

Cordialement,

Benoist Rousseau



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Hausse des prix des matières premières en 2020 ? Ouvrez l’oeil


La crise sanitaire internationale fragilise l’économie mondiale. Nous avons déjà évoqué les impacts désastreux sur les activités liées par exemple au transport mondial : automobile, aérien, aéronautique… Le marché des matières premières ne sort pas indemne du choc sans précédent provoqué par la pandémie du Covid-19. EnBourse revient sur la particularité de ce marché, qui touche notamment les secteurs de l’énergie, des métaux, et des produits agricoles.

Spécificité des matières premières

Le principe du mécanisme de fixation des prix des matières premières dépend de l’équilibre entre l’offre et de la demande des différents types de produits.

La situation actuelle est inédite par son ampleur ! La pandémie du Covid 19 perturbe, et l’offre, et la demande.

La Banque Mondiale analyse cette situation dans son dernier rapport Commodity Markets Outlook : « L’impact est à la fois direct, résultant des mesures de confinement décidées pour enrayer la propagation du virus et de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement. Et indirect, puisque la riposte mondiale ralentit la croissance, laissant entrevoir ce qui devrait être la pire récession internationale depuis des décennies ».

Graphique comparant l'évolution des prix des différentes matières premières en mars 2020

Graphique comparatif de l’évolution du prix des différentes matières premières disponibles sur les marchés – Source : Banque Mondiale / World Bank, mars 2020

Prix de l’énergie et des métaux en net repli !

Et les conséquences ne se sont…



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Technicolor : Technicolor renforce son plan d’économies après un premier trimestre en retrait et grimpe en Bourse



(BFM Bourse) – Pénalisé par une baisse de la demande pour sa division « maison connectée » en Europe pour cause de crise sanitaire, le spécialiste français des technologies de l’image a vu ses ventes se replier de 12,7% sur les trois premiers mois de l’année. Le renforcement de son plan d’économies est salué par le marché, le titre Technicolor grimpe vendredi matin.

Comme la vaste majorité des groupes cotés, Technicolor a dévoilé jeudi après Bourse des résultats trimestriels en repli sur un an, sous l’effet des répercussions économiques liées à la crise du Covid-19. Les revenus du groupe ressortent à 739 millions d’euros, « en ligne avec les attentes » selon la direction de Technicolor, qui précise que le trimestre reflète, comme prévu, « une diminution de la demande de « Maison Connectée » (modems, décodeurs et box TV, NDLR) liée à un ralentissement en Europe et en Asie, [ainsi qu’une] baisse de volume des « Services DVD » et une baisse de l’activité « Film & Effets Visuels ».

Sur une note plus optimiste, le communiqué ajoute que les trois premiers mois de l’année ont également marqués par « une très bonne performance du haut débit, notamment en Amérique du Nord où la croissance des ventes (+10,6%) a été tirée par une augmentation de la demande, et de la « Publicité » qui a réalisé une croissance du chiffre d’affaires à deux chiffres ».

Le directeur…



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