Défis pour l’économie britannique et la Banque d’Angleterre en 2021


S’il y a une chose que les traders remarquent au début de la nouvelle année commerciale, c’est l’absence de gros titres du Brexit. L’une des négociations les plus difficiles de l’histoire s’est terminée par un compromis entre les deux parties.

D’une part, l’Union européenne a perdu l’un de ses plus anciens alliés et amis – sans parler d’un marché énorme et d’une économie puissante. D’un autre côté, le Royaume-Uni a perdu l’accès au plus grand marché unique du monde. Aujourd’hui, pour voyager dans l’Union européenne, vous avez besoin d’un visa. De plus, pour importer quelque chose d’un pays européen, vous devez payer des droits de douane. Finalement…

Mais malgré tout, la vie continue. Les défis pour la Banque d’Angleterre et l’économie britannique ne font que commencer. 2020 a été une année difficile pour tous les pays en raison de la pandémie de coronavirus. Le Royaume-Uni a encore plus souffert du divorce désordonné du Brexit. Le virus a donc laissé un énorme trou dans la production britannique. L’économie devrait se redresser en 2021 et 2022, mais tout dépend de la manière dont le virus est contenu et des efforts de vaccination.

Le soutien politique reste crucial

Les médias britanniques regorgent déjà d’articles sur les difficultés rencontrées par les entreprises après le Brexit. Par exemple, les entreprises qui exportaient auparavant vers l’Union européenne exigent désormais de leur homologue, le client européen, de remplir des formulaires supplémentaires pour que l’exportation se poursuive. Pourquoi un client européen ferait-il cela, alors qu’il pourrait simplement se détourner de la société britannique et importer d’un concurrent de l’Union européenne? La qualité britannique – serait une réponse. Mais si c’était la qualité et non le prix que nous recherchions, alors pourquoi presque tous les produits sont-ils fabriqués en Chine? C’est le coût, donc le prix final, qui prévaut.

Sans stimulation, l’économie britannique ne peut pas rester autonome. La Banque d’Angleterre devrait annoncer un nouveau cycle d’assouplissement quantitatif (QE) cette année, et peut-être même faire passer le taux d’intérêt en territoire négatif.

Au deuxième trimestre de l’année précédente, le PIB britannique s’est contracté de 19,8%, l’une des pires baisses au monde. Elle a rebondi au trimestre suivant, avec une croissance de 15,5%, mais la production globale est restée bien (attention!) Du niveau de fin 2019 de l’ordre de 10%.

En d’autres termes, il y a un immense vide à combler, et sans autre stimulation de la Banque d’Angleterre, le Royaume-Uni aura du mal à atteindre une croissance pré-pandémique. Plus sa politique est accommodante, mieux c’est.



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