(BFM Bourse) – Alors que le resserrement des mesures restrictives en Europe se multiplie et se renforce, pour lutter contre les effets de la pandémie Covid-19, les marchés deviennent de plus en plus prudents. Hier le CAC 40 a clôturé 0,67% plus bas sur les plus bas de la session à 5590 points, formant une structure de bougie baissière englobant qui n’est pas attrayante à très court terme. Hier soir sur le plateau de télévision TF1, le ministre de la Santé, Olivier Véran, n’a pas formellement exclu laoption nouveau confinement, notamment en raison de la contagiosité de la nouvelle variante «anglaise».

La BCE a achevé jeudi un nouveau Conseil des gouverneurs et a sans surprise réaffirmé son soutien à l’économie, sans toucher à ses taux.

« En réaffirmant la position actuelle de la BCE, le Conseil des gouverneurs envoie le message que les restrictions de mobilité plus strictes et les prolongations des verrouillages observés dans la région euro ces derniers mois n’ont pas suffi à catalyser de nouvelles mesures politiques, du moins pour le moment. « Anna Stupnytska, économiste mondiale chez Fidelity International

« En l’état, la politique monétaire de la BCE semble donc appropriée, qui maintiendra les taux souverains bas et contiendra largement les pressions haussières des Etats-Unis », pour CIC Solutions de marché. « Ce faisant, cela limitera également l’appréciation dueuro. De plus, les outils mis en place pour assurer la liquidité du secteur bancaire sont plus que nécessaires dans un contexte où les conditions d’octroi des prêts dans la zone euro continuent de se dégrader globalement, notamment pour les entreprises. C’est notamment le cas en France et en Italie. « 

En termes de statistiques, un plan groupé de publications macroéconomiques de bonne qualité, ou du moins dépassant les attentes des analystes, que ce soit pour les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage (900K), l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, qui explose à 26,5, ou mises en chantier et permis de construire.

Côté titres, le secteur des équipements automobiles est resté entouré, comme ses principaux représentants dans le compartiment A de la cotation, à savoir Faurecia (+ 1,55% à 45,27 euros), Valeo (+ 1,95% à 31,96 euros), ou Omnium en plastique (+ 4,90% à 32,94 euros). Transgène (+ 20,55% à 2,64 euros) a largement dominé les graphiques du compartiment B, tandis que la société vient de traiter le premier patient dans le cadre d’un essai sur un traitement prometteur pour une forme récurrente de cancer.

De l’autre côté de l’Atlantique, rencontre sans soulagement jeudi sur des niveaux de prix pourtant très fermes. Le Dow Jones (-0,04% à 31 176 points) a stagné tandis que le Nasdaq Composite a réussi à saisir 0,55% à 13 530 points. Le S&P 500 s’est quant à lui terminé sur une hausse symbolique (+ 0,03% à 3853 points).

Le point sur les autres classes d’actifs risqués: vers 8 heures ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique s’échange à un niveau proche de 1,2160$. Baril de WTI, un baromètre de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait 52,40$.

À l’agenda statistique ce vendredi, à suivre en priorité une batterie d’indicateurs PMI dans les premières estimations. Données synthétiques pour toute la zone euro de ces baromètres d’activité seront dévoilés à 10h00 et à 15h45 pour les États-Unis. Les ventes de maisons anciennes (16h00) ainsi que les stocks de pétrole (17h00) complèteront le programme outre-Atlantique.

Attention, pour les titulaires de positions RD: La liquidation mensuelle aura lieu en fin de séance le mardi 26 janvier.

ÉLÉMENTS GRAPHIQUES CLÉS

Si l’atteinte du seuil symbolique de 6 000 points n’est pas remise en cause, le chemin pour l’atteindre sera sinueux et cahoteux, avec plus de prudence et de retenue exprimées par les opérateurs. En alternance avec des phases plus offensives.

L’index CAC 40, l’indice phare de la côte parisienne, a tenté à nouveau mercredi 06, jeudi 07 et vendredi 08 de franchir une zone de résistance proche de 5 620 points. Un croisement qui, s’il devait être validé selon les règles de l’art, relancerait durablement le mouvement d’achat après une longue phase de latéralisation. Cependant les volumes et la volatilité, s’ils étaient là, n’étaient pas suffisants pour valider pleinement sous forme de cassure.

Tout reste donc à valider. Les volumes sur les séances du jeudi 07 et du vendredi 08, sans être ridicules, se sont contractés. En particulier, une fédération sectorielle plus massive soutiendrait ce scénario. Pour l’instant, la séance du lundi 11/01 a rompu son élan, et les séances suivantes n’ont fait que confirmer l’entrée dans une psychologie de marché moins offensive. Une phase de latéralisation est attendue, avant que l’effet d’aspiration du grand gap baissier du 24 février (gap «Covid»), dont la limite supérieure est de 6 000 points, n’ait un effet d’attraction irrémédiable. Nous n’y sommes pas encore.

PRÉVOIR

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre avis est neutre sur l’indice CAC 40 court terme.

Nous prendrons soin de noter que franchir 5730.00 points raviverait la tension d’achat. Alors qu’une cassure de 5495,00 points relancerait la pression vendeuse.

Graphique de données horaires

CAC 40: La latéralisation des prix est confirmée (© ProRealTime.com)

Graphique de données quotidiennes

CAC 40: La latéralisation des prix est confirmée (© ProRealTime.com)

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